Ce matin, je reçois un message de la part d’une ancienne connaissance avec qui j’avais partagé une expérience de volontariat civil en Israël, il y a de cela 4 ans. Ce message louait l’initiative de la nomination dans Tsahal (l’armée israélienne) d’un général homosexuel.

Ce message court, redirigeant vers un article plus exhaustif à propos de l’évènement en question, me laissa perplexe. A la fois touché par les sujets qui concernent Israël et voulant maintenir un équilibre relationnel acceptable avec l’auteure de ce message, je ne pouvais vraisemblablement pas être en accord avec la teneur de cette nouvelle, de par mes convictions spirituelles. Mon réflexe initial était de ne rien faire et ne pas répondre, le silence étant parfois la meilleure réponse que l’on puisse faire dans des situations délicates. Le fait est, aussi, que je ne savais quoi rétorquer.

Cette courte période de silence agissant, le doute et une certaine frustration m’accablaient. Frustration de ne pas affirmer clairement et honnêtement mon opinion. Frustration de laisser mes penchants humains tolérants et d’apparence « bienveillante » prendre le dessus sur ce que je considère comme une vérité inébranlable. J’en suis arrivé à la conclusion que les compromis et concessions lorsqu’il s’agit de vérités spirituelles sont vains et dangereux ; on ne peut fermer les yeux sur ce pourquoi Jésus-Christ s’est sacrifié. Je me suis donc résolu à répondre, tout aussi courtement, qu’étant croyant, je ne pouvais cautionner cette nouvelle, malgré mon attachement pour Israël et mon amitié pour ladite connaissance.

Soulagé sur le moment, je redoutais tout de même une réplique épineuse à mon message, qui aurait potentiellement donné lieu à une explication houleuse. Les débats sans fin et sans fond sur la question LGBT me rebutent quelque peu puisqu’il faut continuellement se heurter à des arguments répétitifs cinglants et prouver par A + B que, oui, l’homosexualité est un péché, etc.[1]

La réplique arriva, pondérée et mesurée, mais reprenant des arguments-types mettant le doigt sur l’acceptation, l’ouverture d’esprit et l’amour pour tous, avec en toile de fond la phrase suivante : « l’orientation sexuelle et les pensées ne sont pas forcément liées ». Justement, si. Et heureusement. C’est enlever sa conscience à l’homme que de prétendre qu’il ne sait pas ce qu’il fait ou qu’il n’est pas maître de ses pulsions. L’homme est un pécheur responsable par nature. Par ailleurs, ces deux notions ensemble – orientation sexuelle et pensées[2] – sont futiles et soulèvent un thème qui, de fait, n’existe pas dans la Bible (voir Adam et Eve). La foi en un Dieu souverain qui a donné Son Fils pour les orientations sexuelles et dépravations de certains rend irrémédiablement l’homosexualité (entre autres) incompatible avec la vie du croyant. Ou bien nous sommes convaincus par l’ensemble de l’Évangile et par les prescriptions divines contenues dans la Bible, ou bien nous ne le sommes pas. Mais nous ne pouvons occulter ou alléger ce qui est, de facto, la Vérité. Sinon, ce n’est plus LA Vérité mais une notion philanthropique, dont la flexibilité n’a d’égal que l’inclusivité. Jésus n’est pas mort en vain ; Jésus ne s’est pas tu par peur de ne pas froisser certaines communautés et groupes identitaires ; Jésus est mort pour tous les pécheurs repentants.

Alors, oui, je préfère faire passer mes convictions spirituelles avant l’amitié, la sexualité, mon attachement à Israël, ma famille, mon travail. Ce que certains prendraient pour une rigidité religieuse digne de l’Inquisition n’est que l’application logique de la foi à ma vie terrestre. C’est une obéissance fidèle à un Dieu juste mais rempli de grâce. C’est en gros ce que j’ai répondu, pour conclure sur ce sujet.

Et vous, qu’auriez-vous fait à ma place ?

NOTES :
[1] On ne citera jamais assez 1 Corinthiens 6 : 9-10.
[2] Par « pensées » entendre « foi ».

Je recommande par ailleurs le visionnage d’un très bon et touchant témoignage vidéo d’un jeune travesti qui a trouvé Jésus

Et vous, qu'en pensez-vous ?